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    Avant toute chose, j'aimerais attirer votre attention sur le fait que la méthode d'élevage décrite sur cette page est expérimentale et n'engage que moi. Certains conseils que je donne seront confirmés - ou pas - par d'autres. Je pense en particulier à la salinité de l'eau du bac de "croissance", et aussi accessoirement à l'utilisation du sel de cuisine que je vous déconseille.

Le 6/03/2005 : Après plusieurs mois d'inactivité et des rendements décevants, j'ai repris le travail sur de nouvelles bases en décembre dernier. Après mes maintes expériences, il s'est finalement avéré que le paramètre le plus critique est le taux de salinité de l'eau.
   Tout a commencé avec l'apparition de cette page web : http://mikes-machine.mine.nu/breeding_yamato.htm.
   C'est une lecture que je vous recommande (si vous n'êtes pas anglophobe) car c'est un compte-rendu d'une expérience d'élevage menée brillamment, et avec une rigueur scientifique. C'est grace à ce site que j'ai pris conscience que les quelques rapports de succès à 34g/L de salinité (i.e. 100% d'eau de mer) n'étaient peut-être pas, après tout, si marginaux. Et grand bien m'en fit car effectivement ça marche, ça marche même très bien, et ce malgré une totale contradiction avec ce que j'appelle "l'école Japonaise", qui préconise le taux de 17g/L, que j'ai considéré jusqu'alors comme parole d'évangile.

   En doublant le taux de salinité j'ai du radicalement changer ma méthode, mais j'ai ainsi pu mettre au point une méthode très simple et productive pour le développement des zoés.

   Attention cependant : loin de moi l'idée de remettre en cause la véracité des études japonaises, dont le serieux ne fait aucun doute. Mais dans ce cas, pourquoi les uns ne réussissent qu'à 17g/L tandis que les autres uniquement à 34g/L ??? Il faut donc trouver une explication tenant compte de ces deux aspects apparemment contradictoires : par élimination, celle qui me semble la plus plausible après mûre réflection , est qu'il existe plusieurs (au moins 2) souches de caridina japonica dont les larves se développent, selon leur origine, soit en eau saumâtre, soit en pleine eau de mer. Les miennes appartiennent manifestement à la deuxième catégorie, mais les vôtres peut-être pas, alors il vous faudra essayer les deux solutions pour le savoir.

   Cette constatation n'est pas si étonnante lorsqu'on considère la large répartition géographique de la caridina japonica : si les crevettes provenant de Yamato grandissent en eau saumâtre, il n'en est peut-être pas de même pour les crevettes vivant à Taiwan ou en Corée. Si dans une région le fleuve qui emporte les larves aboutit non pas dans des marais saumâtres mais directement dans l'océan, celà signifie que la souche de caridina concernée est adaptée à une croissance en pleine eau de mer. Dans tous les cas c'est une hypothèse qui n'engage que moi et qui reste à confirmer.

   Pour finir, sachez que cette méthode, donnée pour 34g/L de sel, est tout à fait transposable pour un taux de 17g/L si vos crevettes sont adaptée à ce taux de salinité. veillez seulement, lors de la lecture des pages suivantes, à faire la conversion lorsque nécessaire.

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© Patounet 04/2004